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L’OIM et des ONG dénoncent le trafic d’enfants haïtiens

Publié le par Fifi & Bebert

Y a de quoi flipper mais bon ...l'adoption internationale bouge ....peu importe le pays on est jamais à l'abri qu'un pays ferme à l'adoption pour des raisons de trafics d'enfants comme c'est le cas actuellement .....ça s'est passé à Madagascar il y a un an ....on a toujours cette crainte mais on se fie à notre chance .....

quand on lit ce qui s'y passe .... on se dit que le jour où on aura notre timoun ce sera après avoir bien ramé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Prions prions prions prions que tout se passe bien .....

Sur METROPOLE HAITI  - 18 AOUT 2007

http://www.metropolehaiti.com/metropole/archive.phtml?action=full&keyword=adoption&sid=0&critere=0&id=12921&p=1
Un groupe de 47 enfants haïtiens âgés de deux à sept ans ont été rendus mercredi à leurs parents qui les avaient confiés à des trafiquants d'enfants destinés à l'adoption, a indiqué vendredi à Genève( Suisse) l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les enfants, originaires de la Grande Anse (sud-ouest d'Haïti), étaient retenus dans un centre d'accueil à Port-au-Prince dans le quartier de Jérémie, a indiqué à la presse Jemini Pandya, porte-parole de l'OIM.

Les enfants, dans des conditions de vie déplorables, attendaient une adoption éventuelle depuis six mois à deux ans, selon Mme Jemini Pandya qui précise qu’ils souffraient de malnutrition, de maladies de peau ou de retards de croissance. Les enfants avaient été confiés aux trafiquants contre des promesses d'aides et de soins aux enfants. Les parents, ne voyant venir aucune aide et informés du traitement inhumain infligé à leurs enfants ont porté plainte en 2006 contre le directeur du centre avec l'aide d'ONG humanitaires.

Ce n'est que fin juillet dernier qu'un tribunal haïtien a ordonné la restitution des enfants à leurs parents selon l'OIM qui souligne que 40 enfants sont toujours dans ce centre d'accueil. Les enfants rendus à leur famille ont reçu une assistance médicale et psychologique et leurs familles recevront pendant un an une aide de l'OIM pour leur scolarisation. L'organisation a indiqué qu'elle fournira également des micro-crédits aux familles ainsi que des formations pour leur permettre de mettre sur pied des activités leur permettant d'améliorer leurs situation financière.

Les familles défavorisées de la Grande Anse ont généralement entre six et huit enfants auxquels elles n'ont pas les moyens d'offrir l'accès à l'enseignement ou aux soins de santé, a indiqué l'OIM.

Selon l'institut du Bien Etre Social et de Recherches (IBERS), qui supervise notamment les procédures d'adoption, "beaucoup de centres d'accueil sont impliqués dans le trafic d'enfants en vue de leur adoption à l'étranger", mais les autorités haïtiennes indiquent manquer de moyens pour mener des enquêtes et fermer les établissements impliqués.

Selon un rapport de l'Unicef et de l'ONG Terre des hommes de 2005 cité par l'OIM, le nombre de crèches qui participent à ce trafic d'enfants a connu une croissance spectaculaire à Haïti au cours des dernières années, avec des prix d'adoption allant jusqu'à 10.000 dollars, destinés surtout à payer les frais d'avocat.

L'organisation a indiqué avoir contribué au retour dans leurs foyers de 121 enfants "victimes de trafic" au cours des deux dernières années. 

L’OIM dénonce la présence de 100 enfants dans une crèche clandestine

Une semaine après le sauvetage de 47 enfants d'une crèche clandestine en Haïti, une centaine d'autres enfants sont toujours retenus dans l'établissement, aux mains de trafiquants qui les proposent à l'adoption, a indiqué vendredi à Genève ( Suisse) l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les autorités haïtiennes avaient dans un premier temps estimé qu'une quarantaine d'enfants âgés de deux à sept ans étaient encore dans la crèche, mais ont révisé ce chiffre à une centaine, dont des frères et soeurs des enfants qui ont pu être retirés, selon l'OIM. Parmi les 47 enfants qui ont pu être retirés de la crèche la semaine dernière dix sont toujours hospitalisés en raison de leur état de malnutrition et de maladies de peau contagieuses, a indiqué l'OIM.

Les quelque 100 enfants encore retenus ont besoin de soins médicaux d'urgence, mais les ressources financières limitées des services haïtiens compétents ne leur permettent pas d'intervenir, selon l'OIM qui lance un appel à des dons.

Un groupe de 47 enfants haïtiens âgés de deux à sept ans ont été rendus le 8 août dernier mercredi à leurs parents qui les avaient confiés à des trafiquants d'enfants destinés à l'adoption. Les enfants, originaires de la Grande Anse (sud-ouest), étaient retenus dans un centre d'accueil à Port-au-Prince. Dans des conditions de vie déplorables, ils y attendaient une adoption éventuelle depuis six mois à deux ans, selon l'OIM.

Les enfants avaient été confiés aux trafiquants contre des promesses d'aides et de soins aux enfants. Les parents, ne voyant venir aucune aide et informés du traitement inhumain infligé à leurs enfants ont porté plainte en 2006 contre le directeur du centre avec l'aide d'ONG humanitaires. Ce n'est que fin juillet dernier qu'un tribunal haïtien a ordonné la restitution des enfants à leurs parents.

Selon l'institut du Bien Etre Social et de Recherches (IBESR), qui supervise notamment les procédures d'adoption, "beaucoup de centres d'accueil sont impliqués dans le trafic d'enfants en vue de leur adoption à l'étranger", mais les autorités haïtiennes indiquent manquer de moyens pour mener des enquêtes et fermer les établissements impliqués.

Sur le NOUVELLISTE  - 8 AOUT 2007

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47128

Confiés aux responsables de la crèche Sourire d'Amour sise à la route de Frères à Pétion-Ville, 47 enfants originaires de Jérémie devraient être adoptés par des étrangers. Pour se détacher de leurs enfants, les parents avaient obtenu du pasteur Inès Joseph une garantie ferme. L'histoire a mal tourné

« C'est un exemple flagrant de la traite des enfants en Haïti ! Arracher des enfants à leurs parents, tenir à ces malheureux des promesses fallacieuses, sous prétexte que leurs enfants vont être adoptés par des étrangers, c'est un crime ! », a déclaré, avec une pointe d'énervement dans la voix, un représentant de l'Organisation internationale de la migration (OIM).

Originaires de Jérémie, 47 enfants de la crèche Sourire d'Amour - âgés entre 2 et 7 ans - se trouvaient, très tôt ce matin, à l'aérogare Guy Malary. « Quatre vols à destination de Jérémie sont prévus. Ils iront par groupe de douze retrouver leurs parents », assure un représentant de l'Institut du Bien-Être Social et de Recherche. Assis, l'un à côté de l'autre, ils attendent impatiemment le vol, le retour au village.


« On a trouvé les enfants de la crèche du pasteur Inès dans un état lamentable ! Il y a trop de gens qui sont en train de s'enrichir sur le dos des pauvres !», déclare le représentant de l'OIM.

Cesser de vendre les enfants !

Vu l'état dans lequel se trouvent les enfants, ils ne seront pas remis automatiquement à leurs parents. Les petits seront soignés dans un hôpital de la métropole de la Grand-Anse. Il sera remis à chaque parent un kit et une enveloppe de dix mille gourdes ; un autre montant de dix mille gourdes sera versé au nom de chaque parent à l'institution Fonkonze. « Les frais que nous avons octroyés aux parents serviront à générer des revenus. Il faut cesser de vendre des enfants en Haïti ! » a dit la directrice de l'Institut du Bien-Être Social et de Recherche, Mme Gabrielle P. Beauplan.

Le scandale d'un groupe d'enfants de Jérémie embarqués à destination de Port-au-Prince s'était déjà ébruité au début de l'année. La presse jérémienne avait alerté les autorités haïtiennes sur la question.

Aujourd'hui, munis d'une ordonnance de justice, les représentants de l'IBESR, de PADF et de l'OIM entament le processus de réinsertion de ces enfants.

Seulement 119 crèches et orphelinats sont enregistrés à travers Haïti. Pourtant, rien que dans le Sud du pays, une ONG telle que Catholic Relief Service (CRS) approvisionne 100 crèches en ration sèche.

Il est à espérer que les responsables du ministère des Affaires sociales auront à coeur de se battre de toutes leurs forces pour protéger nos enfants envers et contre tout. Ce sont les futurs citoyens du pays et plusieurs sont appelés à remplir des fonctions importantes dans ce pays où la carence de compétences est patente. Il est du devoir de tout citoyen d'apporter sa quote-part à ce travail qui s'annonce long et difficle.

Et sur le site du ministère des affaires étrangères français, 

Les nouvelles mesures de contrôles dans les procédures d’adoption, instaurées par les autorités haïtiennes depuis plusieurs mois, ont révélé de nombreuses négligences ou discordances, voire l’existence d’irrégularités et de pratiques frauduleuses, portant en particulier sur le consentement des parents biologiques, obtenu sans que ces derniers soient clairement informés des conséquences de leur décision. La volonté de rigueur dans l’application du décret du 4 avril 1974 relatif à l’adoption a été réaffirmée par les autorités locales, notamment à l’adresse des directeurs de crèches auxquels a été rappelée l’exigence d’éthique lors de la constitution des dossiers.

L’ambassade de France à Port au Prince, qui n’a connaissance des dossiers qu’en fin de procédure locale, s’emploie à multiplier les échanges avec les autorités haïtiennes pour signaler la situation de détresse des enfants en attente de leur nouvelle famille. Dans l’intérêt des enfants, les administrations locales mettent en œuvre les modestes moyens dont elles disposent pour accélérer le traitement des dossiers, dans les cas où aucun détournement de procédure n’a été constaté. A cet égard, il apparaît que la délivrance des passeports des enfants s’effectue à nouveau de façon régulière.

S’agissant des institutions reconnues par l’Institut du Bien Etre Social et de Recherches (I.B.E.S.R.), les récents évènements, notamment ceux rapportés par la presse impliquant la crèche « Sourire d’Amour » dans un trafic d’enfants en vue de leur adoption internationale, conduisent le secrétariat général de l’Autorité centrale pour l’adoption internationale à ne plus diffuser la liste des crèches habilitées par cet organisme. Dans l’attente du résultat de l’enquête diligentée par l’I.B.E.S.R., le ministère des affaires étrangères et européennes n’est pas en mesure d’apporter des informations complémentaires aux familles qui ont entrepris des démarches auprès de cette crèche.

En tout état de cause, l’attention des candidats à l’adoption est tout particulièrement appelée sur l’extrême vigilance dont il doivent faire preuve pour s’assurer de l’adoptabilité de l’enfant qui leur est proposé par une institution, au regard notamment des circonstances de recueil du mineur par cette dernière.

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Publié dans Parlons adoption

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