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Texte Libre

 

Ché' pas....c inclassable....divers, varié....

Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 22:48

Rêves de normalité, août 2008 Le Monde Diplomatique

Haïti, ce pays en dehors

Alors que des centaines de milliers d’Haïtiens sont exploités comme des esclaves en République dominicaine (lire « Des centaines de milliers d’esclaves au paradis dominicain »), le Parlement de Port-au-Prince a ratifié la proposition du président René Préval de désigner Mme Michèle Pierre-Louis au poste de premier ministre. Liée au mouvement social, soutenue par l’intelligentsia, elle a fait ses preuves et passe pour incorruptible. Mais elle doit encore recevoir l’aval du Sénat, rebuté par la désignation d’une femme. Surtout, elle aura à affronter de nombreux défis, en premier lieu la misère qui frappe les trois quarts des Haïtiens.

Par Christophe Wargny

Réélu président d’Haïti en 2006, M. René Préval se définit lui-même comme un président de transition. C’est un homme modeste. Simple et honnête. Des qualités si rares chez ses devanciers ! Il peut même, si vous êtes le dernier interlocuteur de sa journée au Palais national, prendre le volant et vous ramener chez vous. Sans chauffeur ni accompagnateur... dans un pays où fleurissent les gardes privés, les officines de sécurité et une paranoïa de l’attentat.

Les neuf mille hommes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sont pourtant là depuis 2004. Leur efficacité paraît faible, même s’ils ont garanti le déroulement des dernières élections et résorbé une partie de la violence. Le président aimerait qu’ils s’investissent dans le génie civil. Mais là n’est pas leur mission. M. Préval voudrait aussi que les riches soient moins arrogants et les pauvres moins misérables. Une gageure pour Haïti ? Il rêve d’un pays normal.

Normal. Comme l’aéroport Toussaint-Louverture de Port-au-Prince, propre et sécurisé, quand douaniers et policiers se font discrets. Grand progrès dans les rues : goudron, début de ramassage des ordures, feux rouges alimentés par panneaux solaires et rappel à l’ordre des contrevenants. Quelques fontaines supplémentaires et des squares dans certains quartiers. Cité Soleil (1) et ses voisines d’infortune forment en bord de mer un bidonville d’un demi-million d’âmes mal nées. On y circule à pied maintenant : les dernières zones de non-droit ont disparu.

Marchandes squattant un mètre carré de bitume, colporteurs en mouvement, enfants en grappes, riverains cernés par une zone de chalandise qui s’insinue partout : l’ancien carré colonial est devenu un marché sans limites. Et sans latrines. Soulevée par les tap-tap (2) et le vent marin, la poussière contient pour moitié des matières fécales ! L’année 2007 y a apporté quatre-vingt mille nouveaux hôtes venus des mornes (collines) avec un aller simple.

Entre musique rasin, rap, radios d’une riche bande FM, plus créole que française, et pots pas très catalytiques, la pollution sonore s’ajoute aux autres. S’y mêlent les sonneries des téléphones portables. L’activité réelle manque souvent, mais le fin du fin, c’est de téléphoner en faisant autre chose : par exemple, conduire ou se faire conduire dans une cohue permanente qu’il faut fendre pour avancer.

Dans un pays aussi enclavé qu’Haïti, le téléphone mobile, qu’on appelle ici « cellulaire », révolutionne les relations publiques. Ils étaient trois cent mille abonnés en 2005, les voilà trois millions trois cent mille désormais ! Les premiers opérateurs avaient pensé au Haïti qui en a les moyens et aux profits engrangés immédiatement. Les seconds les ont écrasés en jouant sur le long terme, les prix (cinq fois moindres qu’en Europe), la couverture totale du pays, le soutien aux équipes sportives et un système de carte qui permet à ceux qui n’en ont plus d’être « rechargés » par d’autres. Reste une seule difficulté : que l’électricité daigne se montrer pour... recharger le téléphone !

Plus que les vélos ou les petites motos, qui se multiplient quand la ville est plate ou que les routes se (re)construisent, le téléphone assure une continuité de la relation qui n’existait pas. Les pouvoirs publics, qui n’ont jamais pu démocratiser l’incertain téléphone fixe — vache à lait de tous les exécutifs, la Teleco nationale est en pleine déconfiture —, peuvent y trouver un renforcement de la « normalité ». La productivité s’améliore... pour ceux qui produisent !

Reste un mystère : quand le prix des denrées augmente bien plus vite que le pouvoir d’achat, comment les Haïtiens paient-ils ce supplément d’âme ? Sûrement pas avec le doublement récent du salaire minimum, passé à 4 dollars par jour, qui ne touche que les salariés des entreprises — entre 3 % et 5 % des actifs —, sans que la loi prévoie la moindre mesure de rétorsion contre qui ne l’appliquerait pas. Hypothèses aléatoires : le soutien de la diaspora ? Moins de générosité pour le denier des cultes ? Ou bien encore moins de protéines ?

Qu’en est-il de ce « pays en dehors (3) », ces trois quarts des Haïtiens exclus de tout, et d’abord d’une nourriture saine et régulière ? Le mieux touche-t-il exclusivement une classe moyenne qui se reconstitue ? De la maintenance informatique à la réparation mécanique, des structures naissent à Port-au-Prince. Des tentatives plus ou moins formelles et professionnelles. On devrait atteindre en 2008 un taux de 10 % d’internautes (4).

Un des meilleurs exemples, mais pas le seul : la Fondation connaissance et liberté (Fokal (5)), une véritable entreprise, qui privilégie culture, formation et environnement. Des centaines de salariés, des dizaines de bibliothèques, le sauvetage du patrimoine... Un rôle qui ailleurs serait surtout l’apanage de l’Etat. Mais « on imagine mal le niveau de délabrement atteint en vingt ans par l’appareil d’Etat. Un vide institutionnel que ne masque pas le kit démocratique : assemblées et exécutif. Les pouvoirs publics sont absents. Ils n’ont ni politiques publiques ni priorités lisibles, pas plus de politique d’incitation que de moyens de répression. Arrêtez un gros dealer  : le lendemain, il est dehors! ». Présidente de Fokal, Mme Michèle Pierre-Louis a de la sympathie pour certains de ceux qui tentent de gouverner, mais ne supporte pas l’absence de cohérence et de rigueur. Ce que les militantes du mouvement féministe Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa) qualifient de « gouvernement mendiant et invertébré », appelant au contraire à « un Etat régulateur qui prenne le train d’une Amérique latine en pleine mutation ».

Mme Pierre-Louis a longtemps refusé d’être ministre de M. Préval. Parce que la classe politique n’a aucune vision. Que les parlementaires sont plus doués pour obtenir des voitures de fonction que pour voter des lois. Parce que l’éducation, fondamentale ou citoyenne, n’est pas une vraie priorité. Parce que la politique face aux bailleurs apparaît confuse.

L’Etat consacre à l’éducation 8 % de son budget (la moitié de la somme « investie » dans le remboursement de la dette) et ne scolarise qu’un enfant sur six (6). Le budget national dépend, pour plus de la moitié, de l’aide extérieure. Les Cubains fournissent des médecins et un soutien à une énième campagne d’alphabétisation. Le Venezuela, dans le cadre de l’accord Petrocaribe, procure du pétrole (7). Le Brésil dirige la Minustah. Ce qui évite un lancinant tête-à-tête avec les Etats-Unis. Mais Amérique du Nord et Union européenne assurent tout le reste, selon des critères qui laissent peu de choix au pays receveur.

« La politique déresponsabilise. Elle reproduit le pire de notre histoire et de notre société. Puisqu’il n’y a pas d’investissements productifs, on attend tout de l’Etat, qui ne peut à peu près rien. Les citoyens, eux, veulent qu’on leur dise la vérité, les choix, l’échéancier. En vain. » Mme Pierre-Louis analyse sans préjugés, manifeste tour à tour indignation et enthousiasme : « Il n’y a pas de priorités. Ou bien chacun a les siennes. Il n’en faut pourtant pas trente-six. Pour moi, il y en a deux, dont, bien sûr, un Etat régénéré serait le stratège : une éducation entièrement revue et corrigée, qui nous “débarbarise”, et l’aménagement du territoire dans toutes ses dimensions, un défi qui n’a jamais été relevé. Et qui nous oblige à définir ce que nous voulons faire du XXIe siècle. Qui inclut la culture comme moyen de se tourner vers l’avenir. »

Le gouvernement mettait en avant la sécurité et la stabilité retrouvées, pensant que la patience du peuple permettrait d’attendre des jours meilleurs. Le mouvement social lié à la vie chère, pressentant les insupportables conséquences, s’est chargé de rappeler les fondamentaux : quand un Haïtien sur quatre ne sait quand ou comment il mangera, la liberté recouvrée ne pèse rien. Que la crise alimentaire mondiale s’en mêle, et le pays explose ! Comme en avril dernier, quand le prix du riz est passé en quelques jours de 35 à 70 dollars le sac de vingt-trois kilos, alors que le maïs, les haricots ou l’huile de cuisson avaient augmenté de 40 % les mois précédents, et que le tap-tap était chaque mois 10 % plus cher... Emeutes et pillages ont fait six morts (dont un soldat de la Minustah) et cent soixante-dix blessés — dont quarante-quatre par balle. Une explosion populaire (8) qui a coûté son poste au premier ministre Jacques-Edouard Alexis... et une nouvelle crise politique au pays.

L’Haïti normal a encore du chemin à faire. La violence de classe y reste paroxystique, même si le pays ne compte pas plus de capitalistes que de travailleurs exploités par un patron. L’oligarchie, on ne peut plus compradore, n’a jamais pris le moindre risque. Elle importe ce que l’argent de la diaspora ou de l’aide internationale permet aux consommateurs d’acheter. Et, rentière, le replace, grossi des bénéfices, à la Boston ou à la City Bank. Quant aux prolétaires, on les trouve beaucoup moins dans les usines (entre 3 % et 5 % des actifs) que dans une économie informelle des villes et des champs, sans autre interlocuteur qu’un Etat qui n’en peut mais et une « communauté internationale » obsédée par les apparences de la démocratie.

La nationale 1 mène vers le département du Nord-Ouest, l’un des plus déshérités. Plus de sept heures pour trois cents kilomètres. Les bidonvilles du bord de mer, entourés par des postes de la Minustah, paraissent calmes. Tout comme les stations balnéaires de l’Archaie, en mal de clients. Route refaite, et même surélevée pour éviter les crues de plus en plus imprévisibles de l’Artibonite, le principal fleuve haïtien, qui draine les eaux de ruissellement d’un quart du pays aux montagnes lessivées — « dévégétalisées », comme disent les experts. Rien n’arrête plus les torrents issus des averses tropicales. Un gros orage tue. Que dire d’un cyclone ? La capitale de la région, Gonaïves, a été engloutie sous une coulée de boue haute de trois mètres. C’était en 2004 : près de trois mille morts ! Ailleurs, le même cyclone Jeanne n’a fait que quelques victimes.

Le gouvernement intérimaire de l’époque a battu tous les records d’impéritie : les rescapés devaient parfois payer la carte d’identité qui ouvrait droit aux secours. La Minustah, quelques pays et les organisations non gouvernementales (ONG) ont secouru une partie de la population. Quatre ans après, les stigmates des quartiers déshérités rappellent qu’il est des tsunamis plus populaires que d’autres.

L’Artibonite arrose la plaine rizicole du même nom. Il y a vingt ans, la production couvrait presque les besoins du pays. L’accroissement démographique et les violents conflits autour de la terre, dans un pays où n’existe nul cadastre, n’expliquent pas seuls qu’aujourd’hui on y importe 80 % du riz consommé. Les engrais sont inaccessibles (multiplication du prix par cinq) et les réseaux d’irrigation mal entretenus. Le riz américain, fortement subventionné, a éliminé la moitié des petits propriétaires. Il fallait favoriser les consommateurs urbains, disait-on, grâce à la suppression des droits de douane exigée par les plans d’ajustement structurel. Ce qui fut vrai au début. Les importateurs, maîtres du marché, ne tardèrent pas à augmenter leurs marges. Et le nombre de leurs clients : les agriculteurs ruinés venus s’agglutiner à leur tour dans les bidonvilles de Port-au-Prince... L’agriculture vivrière a toujours été aux antipodes des préoccupations de la Banque mondiale, au profit de la promotion d’hypothétiques produits d’exportation.

Passé Gonaïves, partiellement reconstruite, la piste en corniche surplombe, à gauche, une mer émeraude et une côte vide qu’ailleurs on s’arracherait. A droite, une terre rouge, brûlée, dépourvue de ces arbres qui occupaient, il y a trois siècles, tout l’espace. Mais le charbon de bois, principale source d’énergie pour la cuisson, se fabrique toujours : les arbustes de trois centimètres d’épaisseur, poussés dans une pierraille dépourvue d’humus, sont transformés à leur tour. Ensachés, ils attendent le camion en bord de route.

Derrière les grillages
de protection
contre les affamés,
de petites épiceries

Hameaux et villages, isolés par la dureté de la route, espèrent une pluie rare et capricieuse, conséquence d’une déforestation totale. Les hommes s’assemblent autour de la partie de dominos, les femmes charrient des récipients d’eau. L’agriculture périclite. Pas d’intrants, pas de réserves d’eau. Et, comme ailleurs, le dumping des productions américaines, vendues derrière l’inévitable grillage des petites épiceries, protection contre les affamés ou les malins.

Beaucoup d’enfants. Ventres ballonnés et cheveux décolorés : les signes de la malnutrition. Pas de la faim. Autant qu’il le peut, le Programme alimentaire mondial (PAM) veille : cantines scolaires, familles nombreuses, etc. La diaspora aussi. Son apport est d’autant plus vital que le département du Nord-Ouest passe pour le champion des boat people à destination de la Floride. On trouve également des familles (presque) prospères, habituées à l’oisiveté entretenue depuis Miami (9).

L’école ? Fréquentation aléatoire : il faut payer le costume, les fournitures et l’inscription. Au-delà de la faiblesse des moyens, matériels et humains, l’institution scolaire est une machine à faire obéir, à déresponsabiliser, à décourager initiatives et innovations. A faire croire. A la manière des Eglises pentecôtistes ou du « mouvement charismatique » chez les catholiques : les uns et les autres ont partout pignon sur rue. Et souvent le plus beau pignon du quartier. Les Eglises, ensemble, sont le premier employeur du pays.

Certains élus locaux en sont conscients, des ONG aussi. Deux d’entre elles (10) ont créé, à Jean-Rabel, une école normale d’instituteurs, peut-être la meilleure du pays. Mais des centaines d’élèves maîtres prêts à critiquer, rompus à l’initiative, suffiront-ils à faire évoluer un système régi par la routine ?

Cent mille habitants vivent à Jean-Rabel. Il ne s’agit pas d’une ville, mais d’une section communale. Quelques milliers de personnes au centre, le reste dispersé dans l’immense bananeraie ou sur les pentes plus arides. La commune n’a aucune ressource propre. Rien d’autre qu’une dotation de l’Etat : quelques milliers d’euros pour les quarante-cinq fonctionnaires. Si les balayeuses balaient, leur salaire n’a rien à voir avec le minimum légal. Le ministère de tutelle propose de doubler les salaires... en licenciant la moitié du personnel. Les élus, pourtant, essaient de définir un plan de développement local. Il faut ensuite, dans le catalogue des coopérations, trouver le financeur... dont l’offre ne soit pas trop éloignée de la demande.

Le département n’a pas un kilomètre de route goudronnée. A deux heures et trente kilomètres, le môle Saint-Nicolas, son carré colonial aux maisons anciennes, ses fortins et ses canons abandonnés à la broussaille, une rade superbe aux plages immaculées. Sans touristes. Les habitants sont prêts, à la suite d’un riche processus participatif, à payer une taxe d’habitation, qui résoudrait le problème des ordures, et, plus tard, celui de l’assainissement. Les élus, les associations, la population : un moyen d’avancer plus sûr que la confiance aveugle dans le « prêt-à-porter démocratique ».

Des financements sont possibles, pour les collectivités au travail depuis longtemps. Mais, pour les ONG qui les soutiennent, un autre obstacle : la ressource humaine locale. Les compétences font défaut, surtout dans les provinces isolées. Il en va ainsi quand il s’agit de trouver pour l’école normale des pédagogues actifs ; de même pour recruter des développeurs ou des techniciens. Quand on les déniche, la machine à déresponsabiliser, voire à mépriser ou à révérer, a fait son œuvre... Et, pour les millions d’adultes sans qualification, rien à proposer ! Faute de travail, pour eux, pas d’autres solutions que l’assistance matérielle (ou spirituelle) ou la révolte ! Le nœud du décollage se trouve pourtant là.

Haïti paie au prix fort cinquante ans de fuite des cerveaux. Les trois quarts ont gagné les Amériques. Catastrophique début des années 2000. Aggravé par Internet, qui permet au Québec, par exemple, de choisir les immigrés francophones dont il a besoin. Quand on connaît, pour une société comme Haïti, le coût de la formation d’un diplômé, on comprend que le Canada puisse annoncer un accroissement de sa coopération. Elle est loin de compenser le pillage réalisé précédemment. On le mesure à Jean-Rabel et ailleurs : le déficit de développement et la malnutrition découlent directement du concept pervers de l’« immigration choisie ». Choisie par les autres.

Christophe Wargny

Par Fifi & Bebert - Publié dans : Ché' pas....c inclassable....divers, varié....
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 20:06
L'actrice Mia Farrow en Haïti pour rencontrer les victimes des
intempéries
Il y a 23 heures

PORT-AU-PRINCE (AFP) — L'actrice américaine Mia Farrow, ambassadrice
de bonne volonté de l'Unicef, effectue depuis vendredi une visite en
Haïti, pays durement frappé par trois ouragans ayant fait plus de 300
morts et un million de sinistrés, a constaté l'AFP.

Samedi, l'actrice a visité la ville des Gonaïves, la plus touchée par
les ouragans, où elle a rencontré des victimes, en particulier des
femmes et des enfants.

"J'ai vu une ville encore plongée dans une boue profonde, où des gens
qui n'ont rien mangé depuis trois ou quatre jours couchent encore sur
le toit de leur maison", a témoigné Mia Farrow, interrogée par l'AFP
samedi soir à son retour dans la capitale, Port-au-Prince.

Elle s'est dite particulièrement marquée par le fait "qu'un pays si
proche des Etats-Unis soit aussi pauvre avec un niveau de vie si bas".

Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain et près de
70% de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

"A mon retour aux Etats-Unis, je vais écrire une histoire. Je veux
que le monde sache ce qui se passe ici", a dit Mia Farrow.

L'artiste dit avoir été marquée par sa rencontre avec un garçon de 3
ans prénommé Watson, abandonné dans une église où il n'y ni a pas
suffisamment d'eau et de nourriture.

"Le petit garçon m'a dit: +je t'en prie reste avec moi+. Je lui ai
dit que je ne pouvais pas rester, mais que je reviendrais le voir et
il m'a dit qu'il prierait pour moi", a raconté Mia Farrow, qui a
salué le courage des habitants des Gonaïves, qui résistent à la
souffrance et tentent de retrouver une vie normale en débarrassant
les maisons de quantités de boue.

"J'espère que ma présence ici va attirer l'attention et je vais
porter un message au monde pour dire qu'il y a une situation
désespérée en Haïti après cette catastrophe", a confié Mia Farrow,
qui devait quitter Haïti lundi.

Haïti a été frappé de plein fouet ces dernières semaines par quatre
ouragans successifs qui ont fait au moins 326 morts et 50 disparus
dans tout le pays, selon un bilan du gouvernement
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 20:04
Lundi, 22 septembre 2008 10:28

3 jours de deuil en mémoire des sinistrés des récents cyclones

Le chef de l'état a décrété 3 jours de deuil en mémoire des victimes
des ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike. L'administration publique et
le commerce fonctionneront normalement mais les drapeaux seront mis
en berne sur les édifices publiques.

Les boites de nuit seront fermées et le medias son invité à adopter
une programmation spéciale en la circonstance. Le président Préval a
rappelé que les cyclones ont causé deuil et destruction dans le
pays. " En solidarité avec les parents des victimes nous respectons 3
journées de deuil et les medias diffuseront la sonnerie aux morts",
ajoute t-il.

Le chef de l'état haïtien a laissé Port-au-Prince hier à destination
de New York afin de prendre part à l'assemblée générale annuelle de
l'Organisation des Nations Unies.

Au cours de son séjour dans la capitale économique américaine, le
président Préval participera à une rencontre des donateurs du Clinton
Glogal Initiative (CGI) et une réunion de travail entre les chefs
d'état de la Caricom et la secrétaire d'état américaine, Condoleeza
Rice. " C'est l'occasion d'avoir des rencontres bilatérales en vue de
faire face à la situation", dit-il soulignant que les dégâts ont fait
perdre 5 ans de croissance au pays.

Le président Préval espère s'entretenir notamment avec le commissaire
européen, Louis Michel, le secrétaire d'état français à la
coopération, Alain Joyandet, le président brésilien, Luiz Inacio da
Silva, le président sénégalais Abdoulaye Wade, la présidente du
Chili, Michèle Bachelet, le sous secrétaire d'état américain,
Williams Burns, le président mexicain José Calderon et le premier
ministre espagnol, Jose Luiz Zapatero.

De plus, René Préval soutient que son intervention à la tribune de
l'ONU sera l'occasion de présenter les problèmes auxquels le pays est
confronté.
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 20:01
Haïti après les ouragans
Le travail sera long et ardu

Des maisons enfouies sous la boue, des milliers d'enfants sansabri,
des aqueducs détruits. C'est de cette façon que la délégation
d'Unicef Canada décrit ce qu'elle voit en Haïti depuis son arrivée
vendredi.

«Il y a beaucoup de travail à faire ici et nous avons besoin de
beaucoup de ressources. Ça se compare avec le tsunami, mais la
différence, c'est qu'après les ouragans, il reste de la boue. C'est
un désastre», insiste le président et chef de la direction d'Unicef
Canada, Nigel Fisher, rejoint en Haïti dans le cadre du radiothon
Urgence Haïti, de CPAM Radio-Union, la radio montréalaise de la
communauté haïtienne.

Il y est en compagnie de l'actrice Mia Farrow et de Jean-Ernest
Pierre, PDG de CPAM Radio-Union.

Samedi, ils ont passé la journée aux Gonaïves, une région qui ne peut
même plus être atteinte par voie routière.

«Dans certains quartiers, les gens cuisinent, dorment et vivent
carrément sur le toit de leur maison parce qu'il y a plus d'un mètre
de boue à l'intérieur», dit-il.

Il note aussi qu'une très forte odeur de déchets humains est
répandue.

Des abris inondés

«Dans certains abris, il y a une distribution d'aliments et de
couvertures, mais ailleurs, dans des endroits plus isolées, les
conditions sont affreuses», décrit le président d'Unicef Canada.

Des vaccins et de la réhydratation orale sont distribués pour éviter
une épidémie de choléra ou de rougeole.

«Il ne faut pas oublier qu'avant les ouragans, le tiers des enfants
souffraient déjà de malnutrition chronique. Ils sont donc très
vulnérables face à ce désastre», poursuit M. Fisher.

Le but de cette mission humanitaire est d'aider à nettoyer et à
reconstruire.

«Les autorités veulent ouvrir les écoles le 6 octobre, mais certaines
sont détruites ou endommagées. Il faudra aussi relocaliser les
victimes qui s'y réfugiaient», explique-t-il.

Le travail sera long et ardu et c'est pourquoi l'Unicef fait appel à
la générosité de la population.

En début de soirée hier, le radiothon de CPAM Radio-Union avait
permis d'amasser près de 20 000 $.

Les Journées de solidarité générale organisées par le Consulat
général d'Haïti de Montréal ont permis d'amasser près de 10 000$.
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 12:06

On a eu l'opportunité de vendre la 306 contre un 806  8 places ....au moins Ulysse aura de la place !

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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /Mars /2008 08:12

3 jours qu'il neige !!! Le week end de Paques ! C'est incroyable  !!

DSC07328.JPG

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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /Mars /2008 10:36

 

20032008002.jpg
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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /Mars /2008 10:14

Jolie peinture haitienne signée "Jocelyn" une de plus pour notre maison déjà bien colorée .....!!!!!!!!!!

Merci les amis de nous avoir rapporter ce petit bout de notre paradis .....

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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 23:24
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Un enfant de nos amis a oublié son petit porte clé BNP .....du coup notre gorille l'a kidnappé !!!!

Sauvez le vite !!!!!!!!!!!!!!!
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 22:24

Une amie (devinez son prénom ) nous a offert une orchidée un soir de dîner à la maison il y a  18 mois , et en mars dernier celle ci loin de nous a rendu l'âme faute de soins étant donné que nous étions au soleil ....

Mais Bertrand s 'est découvert une nouvelle passion pour les orchidées, et elle a ressucité ...donc on l'appelle Béatrice ......hi hi 

Voilà l'évolution des boutons
 

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